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Les
résultats des enquêtes et les recommandations des tables
rondes établirent lexistence dun profond accord sur les
catégories qui devraient être admises à figurer dans la norme
(cf.: Protecting Cultural Objects in the Global Information
Society: The Making of Object ID, Getty Information
Institute, 1997). Le résultat, cest Object ID, une norme
dont la meilleure définition réside dans les termes de sa
mise en uvre:
- Elle offre une liste de contrôle sur linformation
requise pour identifier les objets volés ou manquants;
- Cest une norme de documentation qui établit le niveau
minimum dinformation nécessaire à lidentification dun
objet;
- Cest une composante capitale dans le développement
des réseaux dinformation qui permettra un échange rapide
de descriptions dobjets parmi toutes sortes dorganisations;
- Elle fournit une base solide aux programmes de formation
qui enseignent la documentation des objets.
La norme a été mise au point en réponse à un besoin clairement
identifié, en prévision de son utilisation par les non-spécialistes
et de sa mise en uvre aussi bien dans lélaboration dinventaires
et de catalogues traditionnels, non informatisés, que dans
des bases de données sophistiquées. Etant donné que la norme
Object ID a été conçue en vue de son utilisation par un grand
nombre de communautés, par des spécialistes et des non-spécialistes,
elle identifie des concepts généraux plutôt que des champs
spécifiques et se sert dun language simple, non technique.
De même, elle fonctionne comme une liste de contrôle utilisable
par le public, ce qui a conduit à la décision de présenter
les définitions des catégories dinformations sous la forme
de questions comme, par exemple, Lobjet est fait de quels
matériaux ? une méthode qui sest montrée plus accessible
aux non-spécialistes que les définitions présentées sous
la forme de déclarations.
Il est important de signaler quObject ID ne remplace pas
les normes existantes; elle est en fait une norme de base
créée dans un but très spécifique, celui de décrire les objets
culturels de façon à permettre de les identifier. Comme telle,
elle peut être incorporée au sein de systèmes déjà en existence
et sinsérer parmi les normes déjà en existence. En août
1997, par exemple, le Conseil Exécutif du Conseil International
des Musées (ICOM) adopta une résolution aux termes de laquelle
Un musée devrait être à même de générer, à partir du système
informatique de gestion de sa collection, des données (de
préférence conformément à la norme Object ID) quil soit
possible didentifier un objet en cas de vol ou de pillage.
La norme a également été insérée dans la norme dinformations
pour musées dite Spectrum mise au point par la Museum Documentation
Association de Grande-Bretagne. Elle a aussi été incorporée
à de nombreuses bases de données des forces de police, y
compris la liste officielle des vols dobjets dart (National
Stolen Art File) tenue aux Etats-Unis par le Federal Bureau
of Investigation (FBI).
La lutte contre le commerce illicite des objets culturels
exige la collaboration au niveau international dune grande
variété dorganisations aussi bien dans le secteur public
que dans le secteur privé. La contribution apportée par le
projet Object ID a été didentifier une norme minimale
pour la description des objets culturels, dencourager la
rédaction de descriptions dobjets appartenant au public
ou à des particuliers, et de regrouper les organisations
qui ont le pouvoir dencourager la mise en uvre de la norme,
ainsi que celles qui sont appelées à jouer un rôle dans le
développement de réseaux destinés à la circulation de cette
information. |
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